Le temps où je me sentais vivant…

C’était il n’y a pas si longtemps mais j’ai l’impression que c’était dans une autre vie, un autre monde. Un monde où le temps n’a que l’importance qu’on lui donne et où l’important réside dans l’essentiel. J’ai cru pouvoir me relever et repartir de l’avant. Je l’ai fait tellement de fois déjà. J’ai fais comme j’ai pu, j’ai fais semblant. J’ai bien essayé d’y croire et de faire croire…

Il y’a quelque chose de cassé en moi, une faille profonde qui menace de m’engloutir. Je la sens, je l’entend grandir. Lorsque je me penche pour l’observer, je suis attiré par ce trou sans fond et cette obscurité parfaite. Qu’importe après tout, rien ne sera plus pareil, à quoi bon retarder la chute ?

Je n’arrive plus à prendre la vie à la légère. Chaque jour qui passe me rappelle violemment à quel point je n’ai pas ma place dans cette société. Et chaque jour qui passe m’éloigne du seul endroit que je n’aurais jamais du quitter.

Je me fais vieux, je deviens faible et je meurs doucement. Comme un loup en cage, je tourne en rond en regardant impuissant les spectateurs avides de voir la bête. Alors, je me raccroche à l’espoir que la cage s’ouvre une dernière fois. Une dernière marche pour un loup usê mais encore vivant. Une dernière marche pour se sentir une dernière fois vivant. Rappelles toi du caribou

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