En route vers la Baie James !

Comme prévu, le départ vers la Baie-James s’est déroulé le 12 juin, Depuis Montréal. Gilbert, de Chiyaanuu est venu nous chercher chez Lise, la mère de sylvain, où nous avions stocké tout le matériel. Depuis notre arrivée au Québec, Lise nous a choyé (voir même empiffrés) avec une bonne humeur contagieuse ! Nous tenons donc à la remercier très sincèrement pour son accueil chaleureux.

Jeudi 12 juin

Gilbert arrive chez Lise, à 11h30, avec Laurence qui va faire un stage d’écotourisme au camp des pins. Mission : tout paqueter dans la remorque…et on en a un sacré stock. Heureusement la remorque est grande, pas de problème. Après avoir embarqué tout notre stock, on a embarqué celui de Lise (tous les spéciaux) pour Sylvain, sans oublier les petits paniers en osier pour aller cueillir les champignons. Le paquetage est fait rapidement.

Préparatifs avant départ

Préparatifs avant départ

 

Premier changement de programme : on devait partir vers 15 h après les courses et dormir a Amos pour arriver au camp des pins vendredi après midi. (déjà que ça avait été décalé d’une journée…). Finalement, Gilbert nous annonce qu’on n’aura pas le temps de tout faire (paqueter, faire les courses, repaqueter…etc). donc on ne partira que demain matin (plutôt tard dans la nuit vers 4 h du matin) pour arriver vendredi soir vers 19h- 20h.

A 13 h : paquetage fini, au revoir à Lise et nous voila parti pour Deux Montagnes, là où habitent Gilbert, Melanie et leurs jumeaux, sans oublier deux chats énormes de 15 kg chacun (sans exagération aucune !)

Après midi course : gruau, encore des boites de beans (à la mélasse et au sirop d’érable pour changer…), canadian tire (bac de rangements, thermomètre, cafetiere, corde…etc), Rona (chapeau de cheminée pour le poêle à bois). On rentre vers 19h. Mission : paquetage final avant la nuit…c’est pas gagné !

Tout le stock avant chargement

Tout le stock avant chargement

On étale le stock…ça en fait un paquet ! On remplit les bacs de rangement un maximum pour protéger le matériel de la pluie et on commence le paquetage. Premier problème : on a trop chargé l’arrière, la remorque bascule après avoir bien frotté le pare choc de la voiture de Gilbert… oups !

Il faudra compenser à l’avant avec les sacs de croquettes pour les chiens que Gilbert doit aller chercher. Il est 21h : pause souper-pizza. On a juste rangé, pas encore ficelé…donc loin d’avoir fini ! On devait se coucher tôt pour partir dans la nuit. Changement de programme : on partira plutôt à 6h pour arriver à 22h. Quand Gilbert arrive on fini de paqueter et ficeler le tout. Pas mal de rafistolage avec les sandows, les cordes le scotch…mais tout a l’air de bien tenir. Les bâches à un dollar du dollarama n ‘ont pas tenu les 50 km entre Montréal et Deux Montagnes (les spéciaux, c’est pas toujours avantageux !)

Ficelage fini à 23h30. Changement de programme : on partira à 7h pour arriver à 23h minuit.

Tout le monde part se coucher.

vendredi 13 juin

Première partie de la route direction Mont Laurier au milieu de la foret des Laurentides. 13h à Val d’or, on s’aperçoit que la remorque penche dangereusement sur la droite. Pas de concessionnaire à Val d’or (enfin…pas de réparation possible avant la fin de l’après midi). On se dirige donc vers Amos où Gilbert connaît le concessionnaire Ford. C’est pas encore garantit qu’on arrive en Baie James ce soir…

Petit souci avec la remorque

Petit souci avec la remorque

 

En plus, le modem qu’on devait récupérer a finalement été envoyé à Radisson : il arrivera sûrement avant nous. 15h30 : Amos. On est au garage. Les réparations vont durer 1h30. On part de Amos après réparation et souper vers 17h40. On arrive à Matagami à 19h30 :le temps de faire le plein d’essence et de faire quelques photos devant le panneau « route isolée sur 375 km ».

Les choses sérieuses commencent

Les choses sérieuses commencent

 

Quand on rejoint Gilbert et Laurence, restés près de la voiture, on s’aperçoit qu’ il y a un problème avec une roue (évidemment celle qui n’avait pas été réparé ni regardé) : les roulements ont sauté. Problème assez important puisque ça va remettre en cause le fait qu’on continue ou pas. Impossible de continuer comme ça : le pneu risque d’éclater et il nous reste à peine 600 km sur route isolée à faire…Solutions qui s’offrent a nous :

  • continuer quand même : peu envisageable étant donné la distance qu’il nous reste et l’heure
  • retourner sur Matagami pour essayer de faire réparer. problème : on est vendredi soir 20h et on risque de passer le week end sur place et faire réparer lundi
  • laisser la remorque à Matagami le temps d’aller chercher les pièces à Amos.
  • Envoyer le matériel via un transporteur « ami » ; Laisser la remorque à Matagami et remonter en voiture.

Finalement, on décide de retourner à Matagami pour dormir. « bonne nouvelle » du soir : un garage sera peut-être disponible le lendemain matin. Ce qui nous éviterait de retourner sur Amos ou de faire transporter le matériel. On prend une chambre pour 4 au motel de Matagami et on s’endort tous un peu fourbus. Fais pas bon voyager un vendredi 13 !

Samedi 14 juin

Le lendemain matin, la journée commence plutôt bien : le garage est ouvert, les pièces sont disponibles. Gilbert et Mickaël réparent jusqu’à midi : changement des roulements, d’une roue, etc. A midi, nous voila repartis tout confiant sur la route de la baie James. On devrait arriver vers 18-19h.

Km 16 de la baie James : la remorque penche à nouveau dangereusement sur la droite mais cette fois c’est encore pire . On tente un demi tour, mais un nid de poule accentue encore le problème : une soudure a lâché, les roues de la remorque se retrouvent au niveau du plancher…

Rebelote !

Rebelote !

 

Impossible de continuer, ni même de retourner sur Matagami avec la remorque. Dommage , bel essai : on est arrivé un peu plus loin : km 16, il ne nous reste plus que 565 km à faire, c’est en progrès… Gilbert part avec la voiture téléphoner et tenter de trouver une solution. Nous restons tous les trois sur le bas coté. Il est 13h30 et il fait chaud. Nous subissons une attaque de brûlots et de maringouins.

Victimisés !

Victimisés !

 

On fait des allers retours…en marchant, c’est moins pire ! On commence à connaitre le km 16 par coeur ! Gilbert revient enfin. bonne nouvelle : un soudeur de Matagami est dispo et devrait arriver vers 15h30. On attends…en servant de casse-croûte aux moustiques et brûlots (faut dire qu’ils doivent pas souvent avoir à manger au km 16 de la Baie James…ils en profitent). On se protège comme on peut, mais ils rentrent partout…pas de répit ! 15h30 : le soudeur arrive. Le travail dure une heure…mais ça a l’air d’aller, il est plutôt confiant , nous aussi.

On laisse le pro travailler

On laisse le pro travailler

 

On retourne à matagami pour téléphoner et prévenir de notre arrrivée vers 2h30-3h. Et nous voila repartis pour un nouvel essai direction le nord de la baie James ! Malgré toutes les malchances, l’attente, le retard, les piqûres d’insectes, l’incertitude, la bonne humeur est au rendez vous ! 17h20 : un petit arrêt au kilomètre 35 pour vérifier que tout va bien…Ben…tout va pas bien…la remorque penche à nouveau du coté droit. Réunion de groupe, …encore ! « Continue, continue pas ?? » . Allez advienne que pourra…on continue !

On n'est pas arrivés…

On n’est pas arrivés…

 

Il est 20h00 maintenant. Ca fait deux fois qu’on s’arrête : km 135 et 197 pour téléphoner a Sylvain, au camp des pins pour prévenir de notre situation…mais ça ne répond pas…Peut-être ont-ils décidé de venir à notre rencontre sachant notre situation ? Le coté droit de la remorque s’affaisse de plus en plus, les roues commencent à toucher le plancher. L’idée serait d’atteindre le km 257 où il y a un ancien camp de travailleurs…peut-être trouvera t-on de l’aide ? Il nous reste 161 km avant le prochain relais routier et 360 avant le camp des pins….

20h45 : km 257 : finalement de l’ancien poste, il ne reste quasiment plus rien : les anciens bâtiments pour dormir, une cafétéria fermée, le « garage » est également fermé…en tout cas rien qui nous permette de réparer. Il commence à être tard et on est tous fatigués. Gilbert nous propose un arrêt au niveau de la rivière Rupert pour se détendre. Le coin est magnifique. La rivière a un débit impressionnant, pas encore influencé par la construction de barrages. Nous croisons notre premier porc-épic du Canada, pas très farouche.

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La rivière Rupert

La rivière Rupert

Quand la pause est finie, on prend la décision de continuer en mettant le maximum de chances de notre coté : soulager le coté de la remorque qui souffre. On s’arrête donc à nouveau au bord de la route, pour tout décharger. Le matériel le plus lourd se retrouve dans le coffre de la voiture, le reste du coté gauche et on comble le coté droit avec le matériel le moins lourd. Opération plutôt vite réglée. On repart à la nuit tombée. Il est 22h. On ne sait pas quand on arrivera, ni même si on arrivera…mais la bonne humeur est toujours là !

Km : 381. On a atteint le relais routier. Il est minuit. Il nous reste 200 km. encore un petit effort ! La remorque a l’air de tenir…On tente le tout pour le tout et on continue ! A 25 km du camp, Gilbert s’arrête sur le bas coté…odeur de brûlé…le pneu a éclaté. Cette fois la remorque ne peut plus continuer. Julie monte avec Gilbert pour aller chercher de l’aide au camp et décharger le coffre de la voiture, pendant que Mickaël et Laurence reste sur le bord de la route pour surveiller le matériel. Il est 2h30 du matin.

Au camp, Sylvain nous accueille. Il commençait à s’inquiéter. Petit topo de la situation, on décharge le véhicule et les voila repartis tous les deux à 3h30, pour récupérer le reste du matériel. Il faudra encore faire deux trajets pour rapatrier la totalité du matériel. Dès 4h, le ciel commence à s’éclaircir et le jour pointe, réveillant les moustiques. A 7h, tout est en ordre, et seule la remorque reste sur le coté de la route, vide et en bien mauvais état.

Fin du voyage pour la remorque

Fin du voyage pour la remorque

Enfin arrivés ! une nouvelle journée commence, mais c’est en Baie James, plus proche que jamais de la zone d’étude…

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