Lagopède des saules

Article initialement écrit par Geoffrey Monchaux.

Le lagopède des saules (Lagopus lagopus) de la famille des phasianidés mesure 35 à 43 cm pour une envergure de 55 à 65 cm et un poids de 370 à 510 g.

Habitat

Le lagopède des saules habite la ceinture boréale de l’hémisphère nord. Il fréquente surtout les régions de moindre altitude, toundras et forêts parsemées d’étangs où il trouve des conditions idéales pour la nidification et des ressources suffisantes pour son alimentation. Il évite les milieux rocheux et dénudés.

Comportements

Les formes de groupement changent selon les saisons. Grégaire en hiver, le lagopède des saules devient territorial et forme des couples lors de la période de reproduction. La parade nuptiale du lagopède des saules est spectaculaire : au début du printemps le mâle danse et se pavane devant son élue en écartant les ailes et en émettant des sons gloussés.

lagopède des saules

Nidification

La femelle creuse une dépression dans le sol et la garnit d’un peu d’herbes. C’est dans cette construction sommaire qu’elle pond 6 à 15 œufs qu’elle incube seule pendant 21 à 24 jours, sous la surveillance attentive du mâle perché sur une branche voisine. Peu après l’éclosion, plusieurs familles se regroupent et vivent ensemble en petites troupes.

Régime

Le lagopède possède un menu végétarien. En hiver, il se nourrit de tiges et bourgeons de saules, de bouleaux et d’aulnes. Au printemps, tiges et fruits d’airelles viennent agrémenter le menu. En été, il s’alimente de feuilles, de plantes herbacées, de fruits et de graines. Le régime des jeunes est composé d’insectes et de plantes.

lagopède des saules

Identification

Il a des caractères de reconnaissance qui ne sont pas très éloignés de ceux du lagopède alpin. Légèrement plus grand, il a un bec plus fort et son plumage d’été est plus roux. Les lagopèdes des saules changent en effet trois fois de plumage au cours de l’année (et non pas deux comme la plupart des oiseaux). En toutes saisons, leur plumage est mimétique et leur permet de se camoufler parfaitement dans leur milieu ambiant, surtout les femelles. Chez les lagopèdes, la mue progresse de la tête vers la queue.

En hiver, les deux sexes sont presque entièrement blanc, hormis la queue qui demeure noire tout au long de l’année. Leurs doigts sont emplumés, ce qui facilite leur marche dans la neige. Dès la fonte des neiges, les femelles s’empressent de revêtir leur tenue nuptiale rayée où domine le brun, le noir et l’or. Les mâles entament leur mue plus tardivement pour acquérir une livrée partiellement marron-roux au début de la période de nidification. A ce moment-là, les crêtes rouges gonflables qu’ils possèdent au dessus des yeux sont particulièrement évidentes spécialement durant les combats territoriaux et les accouplements alors qu’elles sont plus pâles et à peine visibles chez les femelles.

lagopède des saules

Autres espèces présentes au Québec

Au Québec le lagopède alpin est observable, mais celui-ci a une aire de répartition plus réduite que le lagopède des saules. On ne le trouve que dans le Nord du Québec, contrairement au lagopède des Saules qui est visible sur la moitié du territoire québécois.

Espèces proches en France

En France on peut observer en montagne le lagopède alpin. Celui-ci se trouve dans les hauteurs à partir de 1700 mètres d’altitude.

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Sources

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