Ce mois de février a été le plus chargé depuis le retour de Baie-James en septembre. Afin de répondre au trop plein de demandes en Meurthe et Moselle, suite au peu de temps passé en décembre, je vais retourner dans le coin pendant trois semaines. L’inspection académique de Moselle a aussi été contactée histoire de bien remplir cette tournée.
Le nombre de demandes a été conséquent : tous les jours ouvrables des deux dernières semaines sont pleines en Meurthe et Moselle et la première est bien occupée avec des classes de Moselle et un événement intéressant.
Tournage d’un reportage sur France 3
Thierry, de Loup.Org, a encore bien aidé dans cette affaire. Il a donné les coordonnées de Peuple Loup à l’équipe de tournage qui doit se charger d’une émission sur le thème du loup pour la région Grand-Est. Florence Cicolella , l’animatrice de Fugues, me contacte ensuite rapidement et je suis invité sur le tournage pour parler des expériences de terrain et de nos actions dans les écoles. Le tournage se passera au Parc animalier de Sainte-Croix et durera deux jours.
La séquence où je vais apparaitre se passe dans l’enclos des rennes, cousins européens des caribous que j’ai rencontré à de nombreuses reprises durant les deux ans du projet ! C’est bien sur difficile de savoir comment la séquence s’est passée, il faudra attendre le mois de mars pour voir le reportage diffusé. À part moi, Thierry a parlé de la dimension culturelle du prédateur (et a réussi à trouver un nouveau chaperon rouge) tandis qu’Anthony Kohler et Marc Quessada s’occupent de la partie « biologie » et « comportement » du loup, à partir des observations faites sur les meutes de loups au parc.
L’arrière cour du reportage est également intéressante. Je découvre toute la logistique nécessaire au tournage d’un 26 minutes et fais la connaissance d’une équipe dynamique, dirigée par Patrick Naslès, réalisateur et photographe animalier. Une expérience bien sympa, et l’espoir que la diffusion de ce reportage mette un peu en lumière les actions de l’association.
Moselle
La première semaine va donc se passer en Moselle, du moins jusqu’au tournage. Tous les créneaux ne sont pas remplis car j’ai prévu de la marge pour le reportage et parce que je vais faire un détour en Bas-Rhin pour une école à Schiltigueim.
Total : 3 écoles, 6 conférences, 300 enfants.
Meurthe et Moselle
Un premier passage fin décembre nous avait permis de discuter avec près de 600 enfants dans 5 écoles. Cela n’était pas suffisant et lorsque j’ai recontacté l’inspection académique pour leur annoncer un second passage, bon nombre d’écoles ont appelées pour avoir un créneau. Ce fût tout un sport pour satisfaire tout le monde dans la période impartie ! Beaucoup d’écoles du nord du départememt et quelques écoles sur Nancy, des petits, des plus grands. De tout.
Cette variété et le grand nombre de conférences m’a permis enfin d’avoir un diaporama dont je suis satisfait. Cela paraît long à se mettre en place : c’est vrai ! Mais il est difficile de synthétiser tant de choses et de faire un tri dans ce que l’on veut faire passer… je pense avoir trouvé le bon cheminement.
Total : 10 écoles, 25 conférences, 1100 enfants.
Situation financière
Le mois de janvier a été difficile. L’essence en constante augmentation et les déplacements lointains (Var, Vercors, Calvados en janvier) mettent le compte de l’asso à mal. Il est nécessaire de trouver une solution rapidement. Je fais quelques demandes de soutien à des fondations, on verra bien.
Cependant, la tournée de février va apporter son lot de bonnes nouvelles. La fonderie Dacheville-Nicol nous a fait un don, ainsi que Loup.Org. L’association, depuis toujours un soutien majeur dans la poursuite de nos actions, nous permet encore une fois de continuer la tournée scolaire pour un temps. Veosearch nous envoie également une centaine d’euros pour vos recherches solidaires. Trois écoles ont également fait un don à l’association. Un grand merci à ces donateurs, qui représentent la seule ressource disponible pour Peuple Loup : le don.
Il va falloir aussi penser à redonner un peu de santé à notre Barbatruck ! Le vieux Trafic Renault, qui fête ses 30 ans, a besoin de nouveaux pneux, d’une optique avant, de nouvelles bougies de préchauffage et surtout d’un pot d’échappement. L’entretien régulier de ce véhicule est nécessaire car c’est grâce à lui que nous pouvons proposer nos interventions dans les écoles gratuitement.
Contacts
J’ai parlé de l’équipe de France 3 un peu plus tôt et j’espère que la diffusion de l’émission permettra d’autres contacts. Au niveau de la tournée, cela bouge aussi beaucoup. En mars, je vais aller du coté de la Haute Garonne. Gloria, membre de La Meute, a réussi à me faire venir dans son université. Je ferais une tournée scolaire dans la région en parallèle. Un projet d’envergure se monte tranquillement avec la La Générale Nord Est pour le début de la prochaine année scolaire, tandis qu’un passage dans le nord de la france se profile : à l’occasion de la semaine pour l’enfance, le cinéma Dunkerquois a pensé à nous et nous serons surement de la partie. D’autres contacts sont en cours dans les département de Seine Maritime, Haute Saone et nous assurent une seconde partie d’année très active.
Internet permet aussi de nouer des contacts ! Sur Twitter, la classe de CP de l’école Chantereine à Villersexel en Haute-Saône (@cp_chantereine) discute avec @peupleloup. Questions, discutions, partage de photos et de dessins, c’est une autre façette de ce qu’internet peut apporter, et c’est cette façette qu’on aime beaucoup :)
Pour finir
Avec la classe de Schiltigueim, le bilan du mois est très satisfaisant, avec un total de 14 écoles, 32 conférences et 1500 enfants., tout cela en 3 semaines effectives. Les contacts pris assurent aussi que notre démarche intéresse et que nous ne sommes pas près d’être à court de demandes. Il n’y a en fait que le coté financier qui puisse mettre des batons dans les roues de notre camion, mais ce n’est pas nouveau et cela ne nous arrêtera pas. Je vous prépare un article qui détaillera les coûts réels de la tournée scolaire, vous verrez que nous n’avons pas besoin de millions d’euros pour faire nos actions.
